Le syndic de copropriété professionnel

En matière de syndic de copropriété, le choix de faire appel à un syndic professionnel est sans aucun doute la solution de l’efficacité et de la sérénité. En effet, les missions dévolues au syndic de copropriété réclament une expertise accrue dans de nombreux domaines (techniques, juridiques, comptables…) et une disponibilité complète pour faire face aux impératifs de gestion. Bénéficier des services d’un syndic professionnel extérieur à la copropriété est aussi le meilleur moyen d’éviter les tensions entre copropriétaires.

 

Syndic de copropriété professionnel, un métier à part entière

 

Les missions et le rôle du syndic de copropriété demandent des compétences approfondies ainsi que des moyens matériels adaptés :

 

  • La conservation de l’immeuble : compétences en suivi de travaux, tenue du carnet d’entretien…
  • La gestion administrative : veille au respect du règlement des copropriétaires, convocation à l’AG…
  • La gestion financière : tenue de la comptabilité, gestion des ressources humaines,…
  • La représentation du conseil syndical : représentation en justice, médiation,…

Bien qu’un copropriétaire volontaire puisse être élu syndic au cours d’une assemblée, le contrat de syndic peut rapidement devenir un cauchemar lors d’une gestion portant sur une copropriété importante ou représentant plusieurs lots. Sa position est d’autant plus instable que la loi Elan oblige le conseil syndical à procéder à une mise en concurrence du syndic à chaque assemblée générale, d’où un risque supplémentaire de conflit.

 

« Le choix d’un syndic professionnel limite les risques de conflits entre copropriétaires. »

 

L’on comprend aisément qu’assurer la gestion courante de la comptabilité d’une copropriété ou encore établir le budget prévisionnel ne sont pas des opérations à la portée de tous. D’ailleurs, dans le cas d’un syndic bénévole, la personne en charge va généralement se faire assister par un cabinet comptable dans certaines tâches, ce qui réduit d’autant l’intérêt initial de la formule bénévole qui est avant tout la minimisation des frais.

 

Une gestion de la copropriété de plus en plus complexe

 

Les responsabilités du syndic professionnel n’ont cessé d’évoluer au fil des lois et des décrets qui ont fait suite à la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété. Les obligations légales du syndic de copropriété se sont aussi renforcées afin que les copropriétaires puissent bénéficier de meilleurs services et d’une transparence la plus totale en matière de gestion.

 

« La loi ELAN a été adoptée en 2018. »

 

Par exemple, la loi Elan a instauré l’obligation de mise en ligne sur un extranet des documents et des décisions concernant la copropriété. Il s’agit d’une possibilité, pour chaque propriétaire, de pouvoir consulter les éléments comptables le concernant, et pour le conseil syndical d’avoir une vision globale du fonctionnement de la copropriété. Le syndic professionnel est tenu de mettre cet extranet à disposition des copropriétés qu’il gère, ce qui n’est pas le cas d’un syndic bénévole (qui n’aurait d’ailleurs, le plus souvent, pas les connaissances ni le matériel pour créer cet outil numérique).

 

Ce cumul de compétences indispensables fait que l’activité de syndic se révèle être un métier à part entière et quasiment à temps plein, d’où l’appellation de syndic de copropriété professionnel. 

 

Le syndic professionnel pour un immeuble neuf

 

Les contraintes imposées au syndic se trouvent sensiblement augmentées lorsqu’il s’agit d’une nouvelle copropriété créée dans le cadre d’un programme immobilier neuf. Retrouvez une large sélection de biens immobiliers neufs sur lemondeimmo.com.

 

Aux missions de gestion ordinaire, le syndic professionnel doit en effet veiller au bon déroulement de certains travaux supplémentaires liés à une construction neuve. Responsable du choix des prestataires, le syndic se doit de respecter au plus près les souhaits des nouveaux copropriétaires, ce qui demande des connaissances approfondies dans de nombreux domaines.

 

« Le rôle de syndic réclame des compétences élargies. »

 

De plus, dans un programme neuf, il semble difficile de pouvoir mettre en place dès le départ un syndic bénévole ou un syndic coopératif qui réclament tout de même que les copropriétaires aient développé une certaine relation de confiance.

 

Choisir un syndic professionnel

 

Dans tous les cas, un contrat de syndic confié à un professionnel devient incontournable dès que la copropriété dépasse 3 ou 4 lots. Passée cette limite, le poids des responsabilités devient rapidement écrasant pour un syndic bénévole ou un syndic coopératif.

La mise en concurrence exigée par la loi Elan est de plus facilitée du fait que le choix s’effectue parmi une liste de professionnels qui possèdent les compétences pour assurer les divers aspects de leur contrat.

 

« Le courtier en syndic est le plus à même de vous proposer le syndic professionnel adapté à votre situation. »

 

Pour les copropriétaires, un autre avantage du syndic de copropriété professionnel réside dans le fait qu’il est obligatoirement couvert par une garantie de responsabilité civile. En cas de faute de gestion, les copropriétaires peuvent être indemnisées, ce qui est souvent bien plus difficile lorsque le syndic est simplement un copropriétaire.

 

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